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LES APPELS D'OFFRES

Les marchés publics constituent chaque année près de 50 milliards d'euros de commande et touchent tous les secteurs d'activité.
La passation de marchés publics concerne en effet des domaines aussi variés que la construction d'ouvrages d'art, les fournitures de bureau, l'équipement informatique, ... ou encore des prestations d'études. Quels sont les différents types de marchés publics ? Où trouver les appels d'offres de marchés publics ? Comment répondre à un appel d'offres ? Quand connaît-on le candidat retenu ? Autant de questions auxquelles vous trouverez réponse dans notre dossier :

 

Les procédures d'achat par l'Etat et les collectivités publiques deviennent de plus en plus formalisées.
Même en dessous du seuil obligatoire (130 000 euros HT pour l'Etat et 200 000 euros HT pour les collectivités territoriales), le recours aux appels d'offres a supplanté la négociation de gré à gré. Outre la transparence des marchés conclus, cette procédure contribue à favoriser la libre concurrence.

 

Un guide opératoire pour la réponse des PME aux marchés publics
Le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables et le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi publient

un guide opératoire pour la réponse des PME aux marchés publics

L’accès à la commande publique est un formidable accélérateur de croissance pour les PME françaises. La commande publique constitue aujourd’hui un levier très important pour le développement de celles-ci. 
Depuis 2002, le gouvernement français s’est résolument engagé en faveur de l’accès des PME aux marchés publics (1). Si les démarches auprès de la Commission Européenne se sont poursuivies en vue d’obtenir que les PME puissent bénéficier en Europe des mêmes avantages que ceux dont profitent les PME aux Etats-Unis dans le cadre du Small Business Act (SBA), différents acteurs se sont mobilisés en parallèle autour d’initiatives complémentaires.

L’accès facilité des PME aux marchés publics
Parce que les marchés publics représentent pour les PME un enjeu économique important
La commande publique est estimée à environ 113 milliards d’euros par an), par le décret n° 2004-16 du 7 janvier 2004.

Les commandes publiées au Bulletin officiel des offres et des annonces de marchés publics (BOAMP), sont désormais mises en ligne sur le journal officiel.

Pour accéder aux procédures d’offres, un dossier de candidature contenant certaines obligations est à remplir. Il faut tout d’abord être en règle avec ses obligations fiscales et sociales (a priori, seule une attestation sur l’honneur est demandée à ce niveau). Ensuite, doivent être confirmées les compétences professionnelles du candidat. Celui-ci doit par exemple justifier de son inscription au registre des métiers ou du commerce et des sociétés, présenter une déclaration de son chiffre d’affaires global et une déclaration des travaux réalisés lors des cinq dernières années…

Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2005, les commandes publiques bénéficieront de la dématérialisation (par voie électronique) des documents essentiels au soumissionnaire afin de renforcer l’égalité d’accès et d’uniformiser la présentation des offres auparavant sujettes à discriminations envers les petites entreprises. Dans le cadre de marchés ne dépassant pas les 90 000 euros hors taxes, l’offreur (c’est-à-dire l’entreprise candidate) ne doit faire parvenir qu’un simple devis, parfois plus détaillé, au demandeur public.  

L’entreprise sera engagée à la signature de l’acte d’engagement. Attention toutefois ! L’offre peut être rejetée si l’entreprise ne veille pas à ce que l’acte d’engagement soit dûment signé, ou si la signature de l’acte n’est pas effectuée par le représentant légal de l’entreprise ou encore si des ratures ou réserves sont portées sur l’acte d’engagement.   Le paiement des entreprises titulaires d’un marché public peut bénéficier des possibilités offertes par la cession de créances Dailly ou par le nantissement du marché concerné.

Attestations fiscales et marchés publics
Les entreprises candidates à des marchés publics doivent présenter une attestation fiscale composée d’une liasse en plusieurs feuillets. L’administration fiscale vient de faire paraître une instruction (BOI 13 B 1 03) présentant le dispositif.

Les candidats aux marchés publics doivent justifier de la régularité de leur situation fiscale au 31 décembre de l’année précédant leur demande à concourir selon les termes de l’article 46 du nouveau code des marchés publics. C’est au niveau de la TVA et de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés que l’administration se prononce sur le respect de ses obligations fiscales par le candidat.

Celui-ci se présente successivement devant les services d’assiette (centre des impôts) et les services de recouvrement de l’impôt (perception et recette des impôts) à moins que les structures administratives dont il dépend aient déjà fait l’objet d’une réorganisation qui limite ses déplacements (direction des grandes entreprises ou interlocuteur fiscal unique –IFU).

Caractères de l’attestation. Le document certifié exact par l’administration fiscale indique que l’entreprise est à jour du dépôt de ses déclarations et de leur paiement mais cela ne constitue que le respect des obligations déclaratives sans examen au fond de la comptabilité. Un contrôle fiscal ultérieur pourrait déterminer un redressement fiscal relevant des omissions ou des inexactitudes dans les déclarations.

Si l’entreprise n’était pas à jour du dépôt ou du paiement de ses déclarations au 31 décembre précédant mais que la régularisation de sa situation est intervenue au moment de la demande de l'attestation, elle est en droit de l'obtenir. Une entreprise reliquataire d’impôts peut néanmoins décrocher une attestation si, alors qu’elle était en redressement judiciaire au 31 décembre de l'année précédente, elle a respecté les échéances fixées par le tribunal de commerce dans le plan d’apurement du passif. Cette disposition vise à ce que les pouvoirs publics ne fassent pas obstacle au redressement des entreprises. On classe dans la même veine les entreprises qui sans faire l’objet d’une procédure collective, auraient souscrit un plan de règlement échelonné de leurs dettes fiscales auprès d’un comptable public ou auprès de la Commission des chefs des services financiers, à condition qu’ils respectent les échéances bien entendu.

Lorsqu’une entreprise a diligenté un recours contentieux contre une imposition, l’administration fiscale atteste qu’elle est à jour de ses obligations si des garanties suffisantes ont été données au comptable public qui accepte ainsi de voir l’exigibilité de l’impôt reportée jusqu’à la décision contentieuse au fond (décision sur réclamation et décision du tribunal administratif).

Enfin, lorsque des sociétés font partie d’un groupe, l’article 223 A CGI rend la société mère redevable de l’impôt sur les sociétés pour l’ensemble des résultats du groupe et la société filiale qui est candidate à un marché public doit en tenir compte.